Covid-19 : on n’ouvre pas assez les fenêtres

“Pus d’un an après le début de la pandémie de covid-19, nous débattons toujours du rôle et de l’importance de la transmission par aérosol pour le SRAS-CoV-2. Or la transmission du SRAS-CoV-2 après avoir touché des surfaces est maintenant considérée comme relativement minime. Les personnes sont beaucoup plus susceptibles d’être exposées au virus en l’inhalant qu’en le faisant voler dans les airs en grosses gouttelettes pour se poser sur leurs yeux, leurs narines ou leurs lèvres” rappellent quatre spécialistes britanniques des virus respiratoires, dans un éditorial publié ce jour dans le British medical journal.

Ces derniers regrettent que la ventilation des pièces reste un geste-barrière trop souvent négligé. Or “les plus petites particules en suspension peuvent rester en suspension dans l’air pendant des heures, ce qui constitue une voie de transmission importante” insistent les scientifiques. Ces minuscules particules en suspension dans l’air peuvent en effet se frayer un chemin autour des espaces entre le masque et le visage. “Les gens sont beaucoup plus susceptibles d’être infectés dans une pièce avec des fenêtres qui ne peuvent pas être ouvertes ou sans système de ventilation”

Aérer pendant 10 minutes, 3 fois par jour (minimum)

C’est en Allemagne que le “petit dernier” des gestes-barrière contre le Covid-19, qui consiste à aérer régulièrement les pièces, est apparu. L’aération des pièces contre le coronavirus (lüften gegen corona) a fait partie des recommandations sanitaires officielles dès la fin de l’été. “Nous pouvons réduire le risque de moitié si nous apportons deux fois plus d’air”, expliquait Martin Kriegel, un expert allemand en diffusion d’aérosols.

En France, l’aération des pièces est devenu officiellement un des gestes-barrières recommandés par les autorités sanitaires à l’automne. “Ouvrir en grand les fenêtres permet de diminuer la concentration de virus dans l’air. Nous savons que la contamination dépend de la dose infectieuse. Plus on la dilue, moins on risque d’être infecté, expliquait alors le Dr. Anne Casetta, médecin et cheffe du service hygiène hospitalière à l’hôpital Cochin (Paris), à nos confrères du Parisien. À l’hôpital, nous mettons en place les mesures d’aération depuis le début de la crise et chacun devrait faire de même.

Mode d’emploi : “[aérez] au moins 10 minutes, trois fois par jour et particulièrement si vous vivez dans de l’habitat ancien, avec une VMC moins performante” préconise la spécialiste. En hiver, 5 mn d’aération suffisent s’il y a de grandes différences de température entre l’intérieur et l’extérieur.

Une bonne habitude aussi contre la pollution intérieure

Aérer régulièrement, ce n’est pas seulement essentiel contre le coronavirus : c’est aussi une bonne habitude à prendre pour débarrasser l’air environnant de ses polluants – la poussière mais aussi les composés volatils émis par les bougies, les produits d’entretien, la cuisine… Bref, c’est vraiment bon pour la santé !

Contre l’épidémie de coronavirus qui sévit depuis le début de l’année, les 4 premiers gestes-barrière restent indispensables : il est plus que jamais nécessaire de se laver régulièrement les mains (à l’eau et au savon ou au gel hydroalcoolique à l’extérieur), de tousser et d’éternuer dans son coude ou dans un mouchoir, de se saluer sans se toucher (sans bise ni poignée de main) et d’utiliser un mouchoir à usage unique…. Tous ces petits gestes du quotidien permettent en effet de limiter la transmission du virus Sars-Cov-2.

Mais alors que la seconde vague de l’épidémie ne cesse de grossir, 6 nouveaux gestes-barrière sont venus s’ajouter à cette liste. “La distanciation physique (respecter au moins un mètre entre les personnes), la limitation des rassemblements et également du nombre de personnes lors de rassemblements privés (qui ne doivent pas excéder six personnes), le port d’un masque et l’aération régulière des lieux fermés sont des mesures essentielles pour limiter la circulation du virus” explique Santé publique France.

Des gestes qui font barrage à la grippe aussi

En période de pandémie mais aussi d’épidémie de grippe, ces gestes sont aussi un moyen efficace de réduire la circulation des virus. Cet hiver, l’Assurance Maladie a d’ailleurs de réaliser, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, un spot vidéo “Gestes barrières – Virus de l’hiver” qui a pour enjeu d’expliquer que le bon respect des gestes barrières est un moyen efficace de réduire la transmission du Covid-19 et des virus hivernaux comme la grippe.

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On aère les pièces © Getty Images
On porte un masque © Getty Images
La distanciation physique (bis) © Getty Images
Eviter de se toucher le visage © Getty Images
On se lave les mains régulièrement © Getty Images
On tousse dans son coude © Getty Images
Utiliser des mouchoirs à usage unique © Getty Images
La distanciation physique © Getty Images
On limite au maximum les contacts sociaux © Getty Images
On utilise les outils numériques © Getty Images

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